Calme plat chez les soles
Un livre qui ne manque pas de sel !
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Saviez-vous que des dauphins se déguisent avec des algues ? Que les poissons chantent, que le goéland crie en stéréo, que les harengs communiquent en pétant, et que des chercheurs élèvent des calmars géants ?
Ce livre original vous conte les histoires extraordinaires qui se cachent sous le moindre grain de sable, dans l’eau écumante ou entre les rochers. Il vous dévoilera les bébés huîtres, les crevettes lumineuses, le rouget qui fume, le strip-tease du homard, le mérou transsexuel et les cadeaux de noces des oiseaux de mer, mais aussi les secrets de bestioles aussi méconnues que fascinantes qui vivent sur nos plages. Car tout ça se passe près de chez vous, là, devant vous... Lorsque l’on observe les animaux, on rencontre aussi ceux qui les ont étudiés avant nous. Cette épopée est également celle de l’avancée du savoir humain. Dans l’index, Darwin côtoie Bambi, Cléopâtre, le professeur Tournesol, Mick Jagger, Botticelli, Cousteau, Aristote, de Vinci, Gaston Lagaffe, le prince de Monaco, Bombard, Ulysse, Sean Penn, Anita Conti et tant d’autres personnages connus ou non... Les histoires drôles et étonnantes de cet ouvrage reposent sur les dernières découvertes scientifiques. Véritable hommage à la diversité et à la beauté de la nature, le récit se termine sur un plaidoyer fort et argumenté pour sa protection.
Texte et illustrations Marc Giraud Photos Christophe Courteau et Mireille Gendrier
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Calme plat, le sommaire |
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AVANT-PROPOS
LE BORD DE LA MER, LA PLAGE Mouettes, sternes, goélands... et nous Les trésors échoués sur la plage Habitants secrets du sable Safari dans les rochers
LA TÊTE SOUS L’EAU Des bêtes qui touchent le fond Plongée dans notre histoire Le monde des poissons L’étal du poissonnier, une expo de zoologie Une goutte d’océan au microscope
OISEAUX DES PORTS ET DES FALAISES Des goélands dans les ports L’immeuble aux oiseaux
UN PETIT TOUR EN BATEAU À la rencontre des dauphins La baleine en fait des tonnes Phoques, requins et tortues |
LES ÉNIGMES DES PROFONDEURS La découverte des abysses Des créatures insaisissables
NOTRE MER ET NOUS Bienfaits de la plage et des animaux marins Un sacré mal de mer Un bon geste pour l’océan
CONCLUSION Parole de naturaliste
QUELQUES BONNES ADRESSES Associations et organismes Bibliographie Index
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Les premières lignes de l’avant-propos
Nous avons la mer dans le sang
Le cerveau des hommes ne contient quasiment que de l’eau (« hommes » dans le sens d’« humanité », entendons-nous...). En effet, notre admirable cervelle, objet de toutes nos fiertés, en est composée à 80 %. À sa naissance, le petit mammifère humain renferme dans l’ensemble de son corps 75 % d’eau. Adulte, il en contient 60 %, et le vieillard « desséché » 55 %. C’est dire à quel point nous sommes restés tributaires de l’océan de nos origines, que nous transportons toujours en nous comme une mer intérieure. Cette mer, notre propre mère nous en a créé une, le liquide amniotique, dans lequel nous avons tous baigné lorsque nous ressemblions encore à de gros têtards. Au cours de sa formation, l’embryon humain passe par un stade où il possède des fentes respiratoires de poisson, étranges souvenirs ancestraux sans doute, tel un clin d’œil du passé.
Le poisson bizarre qui peut-être s’est extirpé le premier du milieu aquatique voici 375 millions d’années, le tiktaalik, avait besoin de voir dans l’air. Il devait garder les yeux humides, aidé en cela par la présence de larmes. Mine de rien, cette petite innovation de la nature, les larmes, allait permettre bien plus tard notre existence, héritage de mamy tiktaalik... Les poissons, qui sont restés dans l’eau, n’ont pas besoin de s’humidifier les yeux, et n’ont ni larmes ni paupières pour les répartir : même endormis, ils gardent les yeux grand ouverts ! Nous, nous pouvons fermer les yeux, et nous fabriquons des larmes salées, qui coulent encore en nous comme les souvenirs de notre mer perdue... Nous ne pourrions survivre sans eau ; de même, il nous serait impossible de nous passer de sel. En témoignent nos larmes, notre sueur, et notre sang, qui en contient environ sept grammes par litre. Notre plasma sanguin, lui, est étrangement similaire à l’eau des océans. Bien que nos lointains ancêtres en soient sortis depuis longtemps, nous avons toujours la mer dans le sang…
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Les titres auxquels vous avez échappé
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Le strip-tease du homard Le carnaval des langoustines La chorale des mérous Le bal de la murène Le chant du hareng Le pet du hareng Le chant d’amour de la morue Menaces sur le jambonneau La méfiance du jambonneau Le sourire du dauphin Le point rouge du goéland La démarche du crabe Pas de pitié dans les paniers de crabes Maman poule et papa moule Quand le concombre sort de ses gonds Les aventures des bébés huîtres Les pudeurs du bernard-l’ermite Bêtes de plage La tactique d’attaque de la tique aquatique Les jeux inavouables des dauphins Quand les phoques bananent Le pou du phoque La baleine en fait des tonnes
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Marc Giraud dans les marais salants de Guérande photo Frédéric Febvre |
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